Stage du 18/11: Comment travailler le corps pour le relâcher

La question du relâchement est centrale dans…. les arts du relâchement. D’apparence (est c’est le premier piège), le pratiquant pourrait penser « qu’il suffit » de se détendre pour progresser ce n’est malheureusement pas aussi simple.

Premier point, le relâchement est un état de corps, pas un état d’esprit, cela signifie qu’il ne suffit pas de se vouloir relâché pour l’être. Deuxième point qui découle du premier, c’est un travail constant (quotidien) car les tensions ont tendance à « s’accumuler » tout simplement en raison de notre vie de tous les jours (travail sur un poste peu ergonomique, mauvaise habitudes posturales, impact du stress sur les tensions musculaires etc etc). Troisième point, il n’y a pas d’effet de seuil, de ligne d’arrivée, de point à atteindre dans le travail du relâchement, il reste toujours une tension (aussi infime mais malheureusement néfaste soit elle) à effacer, le travail continu est donc nécessaire.

Pour y parvenir et selon l’école pratiquée, trois moyens s’offrent aux pratiquants:

  • Les exercices dédiés solo ou à deux (tanren, song gong, tuishou, kunren etc)
  • La technique, qui devient alors un tanren-waza. Maitre Sagawa disait d’ailleurs à ce propos: « Au final, le but de nos techniques est la création du corps Aiki« . Au delà du geste martial l’enjeu est aussi de former le corps (pour avoir justement de moins en moins besoin de la technique pour être efficace)
  • La pratique de la forme (kata etc) qui assure souvent la transition entre la construction du corps (statique) et le mouvement à visée martiale.

 

photo-2-copie-11Différents furibo, un classique de la formation du corps dans la tradition martiale japonaise

Au delà de la nature des exercices, le plus important reste la qualité de ceux ci. En d’autres termes tant que vous travaillez dans la bonne direction (mais elle est très subtile) peu importe la nature de votre pratique (si tant est bien sur qu’elle tende au relâchement). Ce sera probablement le sujet de mon prochain article !

A très bientôt.

Stage du 28/10: Prendre le contrôle

Une manière intéressante de définir un art martial consiste à identifier son « effet tactique majeur »: percuter, projeter, contraindre, amener au sol etc. Dans la plupart des arts martiaux, sports de combat etc, cet effet est particulièrement lisible (le judo n’est pas un art de percussion par exemple) et l’opposition qui en découle se résout à partir de quelques paramètres: force, masse, vitesse, technique.
En résumé, c’est le plus lourd, rapide, fort et technique qui l’emporte quasi systématiquement.
Sagawa sensei, dont le niveau dans cette capacité est sans comparaison

Sagawa sensei, dont le niveau dans cette capacité est sans comparaison

La particularité des arts du relâchement réside dans leur capacité à dépasser ce cadre « classique » de l’antagonisme, c’est d’ailleurs la condition sine qua non à leur efficacité: ils neutralisent les capacités de l’adversaire. Le combat dans ces disciplines ne consiste donc pas à être plus fort ou plus rapide mais plutôt à empêcher l’adversaire de se servir de sa force ou de sa vitesse.
La grande question est comment y parvenir ? Cette capacité (souvent auréolée d’un mysticisme énergético-gélatineux) réside dans la capacité à « embarquer » le partenaire dans son propre relâchement pour le faire flotter. Plus concrètement, lorsque vous prenez le contact avec l’adversaire et que vous relâchez très profondément, ce relâchement va générer un effet d’élévation chez l’adversaire qui va le couper de ses appuis neutralisant ainsi plus ou moins complètement ses capacités à se déplacer ou même à conserver son équilibre.
MAJ au 28/10: quelques photos
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Stage du 14/10: Bouger par le relâchement

Le sujet de ce qu’est de « l’interne » versus de « l’externe » reviens fréquemment sur les tatamis avec le plus souvent des définitions pour le moins approximatives. Avec le temps, j’en suis arrivé à une définition toute personnelle qui se résume au principe suivant: dans « l’interne » c’est le relâchement qui génère le mouvement et le mouvement qui génère la force. J’évite donc le plus souvent de parler d’interne vs externe au profit des « arts du relâchement » vs les « arts en contraction ».
Pendant longtemps j’ai cru que je devais bouger en étant le plus relâché possible et c’est une erreur, je me suis retrouvé à faire du « Waza mou » de la technique faite sans explosivité face à des attaques ultra complaisantes. Le principe des arts du relâchement se situe au delà: dans la génération du mouvement par le relâchement et non pas avec du relâchement et c’est fondamentalement différent.
Shiko par Akuzawa sensei, notez l'absence de tension musculaires

Shiko par Akuzawa sensei, notez l’absence de tension musculaires

Dans Shiko par exemple, c’est bien le relâchement opéré dans un corps étiré selon sa diagonale qui va faire bouger l’ensemble (et pas le fait de tirer sur le bras comme un bourrin comme j’ai pu le faire pendant des années…..)
Le programme de ce samedi va donc tendre vers cet objectif, comprendre comment générer du mouvement par le relâchement. En préambule, nous reviendrons sur comment construire un corps relâché suivi d’un travail avec partenaire pour identifier où se trouve les blocages.
A bientôt !!
MAJ 15/10
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Stage du 30/09: Relâchement, verticalité et mobilisation du centre de masse

Un des enjeux des arts internes réside dans la capacité à mobiliser l’inertie générée par un centre de gravité le plus dense possible. Former le corps de manière à disposer en permanence de cette force d’inertie est à la fois la première et la dernière étape du parcours: la première car sans cette capacité, inutile d’aller plus loin et la dernière car elle ne connait pas de limite et nécessite d’être constamment travaillée.
En résumé, comprendre comment la gravité s’applique sur le corps, la laisser s’écouler pour l’amener au niveau de la ceinture pelvienne et ensuite la mobiliser doit être un axe de travail permanent qui passe nécessairement par le relâchement. Sur le plus long terme, l’objectif est de bouger selon un principe très différent de la normale: le corps humain bouge selon le principe du « pendule inversé » (le poids du pendule étant la tête) nous cherchons donc à inverser le « pendule inversé » et à bouger à partir d’un centre dense situé beaucoup plus bas. Vous comprenez ici qu’après le relâchement, l’autre qualité à développer est donc la verticalité qui permet de rediriger le poids de la tête vers le bas.
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Une image résumant les principes évoqués
MAJ au 03/10/2017
Quelques images du stage
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Le Dan Tian

Cet article est une adaptation assez libre d’un document de Sifu Bluestein (http://cookdingskitchen.blogspot.gr/2014/07/dan-tian-in-internal-martial-arts.html). Traduit plus ou moins de manière automatique, la syntaxe est loin d’être parfaite. J’ai aussi volontairement omis des passages dont je ne maitrise pas le sens.

 

Research of martial Arts, l'excellent ouvrage de sifu Bluestein

Research of martial Arts, l’excellent ouvrage de sifu Bluestein

 

Le Dan Tian

 

Le Dan Tian se situe au milieu du ventre, approximativement trois doigts au-dessous du nombril. Dans la pratique, la région désignée sous l’appellation  «Dan Tian» englobe la majeure partie du contenu intérieur de l’abdomen entre le milieu de la ligne de l’entrejambe et le nombril.

Il est impossible de ne pas utiliser la zone du Dan Tian. La musculature dans cette région est impliquée dans la plupart des mouvements complexes que nous faisons dans la vie quotidienne. Par conséquent, la zone du Dan Tian est active dans tous les arts martiaux. Ce qui distingue les arts internes, c’est qu’ils ont des méthodes pour développer un contrôle raffiné sur cette zone. L’utilisation du Dan Tian n’est pas le secret final de tous les arts de combat, c‘est simplement une méthode supplémentaire parmi beaucoup d’autres. Les méthodes de développement du Dan Tian sont plus communes dans les différents arts martiaux que les pratiquants ne l’imagine, elle ne sont simplement pas expliquée comme telle d’où une certaine confusion.

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Le développement du Dan Tian permet de générer deux types de bénéfices martiaux:

1. Un volant – cette zone peut être utilisée pour aider à orienter les mouvements du reste du corps. A un niveau plus avancé, on peut se connecter au centre de gravité de l’adversaire, et utiliser son propre Dan Tian pour le diriger.
2. Un mouvement de moteur, la zone du Dan Tian peut initier le mouvement de tout le corps, et ainsi générer de la puissance.


Ces deux objectifs ne sont pas contradictoires. Le Dan Tian est censé fonctionner en douceur à la fois comme un volant et un moteur.

 

Les bases

La première étape du développement du Dan Tian passe par le travail respiratoire. Sans apprentissage d’une respiration profonde et correcte dans la zone du Dan Tian, il ne peut pas être «développé». Abaisser le souffle dans cette zone est simple, et peut être enseigné en moins d’une minute à la plupart des gens. Cependant, maintenir une telle respiration pendant des périodes de temps prolongées peut s’avérer extrêmement difficile, en particulier lors de déplacement. C’est en partie pourquoi, dans les Arts Internes, nous avons des exercices semi-méditatifs répétitifs tels que Zhan Zhuang, la marche en cercle ou « dérouler la soie » (Silk Reeling), qui permettent au corps de s’habituer à la respiration correcte et de construire un corps martial connecté.

 

czl-zhan-zhongChen Xiaowang pratiquant Zhan Zhuang « la posture de l’arbre » (si ça vous fait penser à maho, ce n’est pas un hasard)

En vidéo avec les sous titres en anglais


Lorsque le principe de la respiration du Dan Tian est assimilée par le pratiquant, il va commencer à mieux sentir cette région. La tentative même de respirer correctement crée plus de terminaisons nerveuses dans cette région et augmente sa sensibilité. Cela prend du temps, des mois voire des années. Le stade le plus avancé de la respiration se construit à travers les techniques suivantes:

– Respiration inverse: Apprendre à étendre le Dan Tian tout en expirant, et le dégonfler en inhalant (le contraire de notre modèle respiratoire naturel).

– Dan Tian en poussant: Pousser l’air dans le Dan Tian lors de l’émission de Fa Jin (puissance explosive), pour ajouter de la force. Cela a également l’avantage de protéger l’abdomen si il est frappé au cours de l’attaque, (sous réserve que le timing soit correct) cette technique permet de faire rebondir la frappe voire de blesser l’attaquant. Malheureusement, c’est un stade que la plupart des pratiquants n’atteignent jamais, soit parce qu’ils n’ont pas été assez patients, ou tout simplement parce que cela ne leur est pas enseigné.

Rotation du Dan Tian

C’est la méthode la plus courante d’utilisation du Dan Tian. Il est perçu comme une grande boule déplacé de manière circulaire. Il peut tourner à gauche et à droite, en haut et en bas, et en diagonale. Les cercles sont utilisés comme initiateurs de mouvements du corps entier, et pour donner de l’élan à ces mouvements (le «moteur»). Dans le même temps, les cercles faits avec le Dan Tian sont coordonnés avec les mouvements circulaires du reste du corps (le «volant»), comme le volant d’une voiture manœuvre de loin les mouvements des pneus.

Les rotations du Dan Tian avec une boule de Taiji

Une personne touchant le ventre d’un pratiquant sentira son Dan Tian comme une balle tournante. À mesure que la compétence augmente, le point focal de rotation devient de plus en plus petit. Les années de pratique peuvent conduire à un niveau de contrôle qui peut réduire la taille du point focal manipulé à celui d’une médaille voire la pointe d’un doigt. Avec le temps, le pratiquant nécessite de moins en moins de mouvement du Dan tian pour générer la même quantité de contrôle et d’élan.

Les méthodes les plus courantes pour développer la rotation du Dan Tian impliquent le déplacement des mains d’une manière circulaire qui « entraine » les mouvements du corps et une respiration correcte, le tout exécuté  lentement pour permettre au Dan Tian de prendre le contrôle. Cela est très évident dans des exercices du Chen Taiji Quan’s ‘Silence Reeling’ et Dai Xin Yi ‘Squatting Monkey’.

Le singe qui s’accroupit
Le Dan Tian réagit naturellement mieux aux mouvements circulaires qu’aux mouvements linéaires. Une autre exigence pour construire le Dan tian réside dans la lenteur des mouvements, un aspect fréquemment souligné dans les arts internes. 
Une méthode supplémentaire pour la formation du Dan Tian réside dans l’utilisation de grands poteaux en bois ou de lances. Dessiner des cercles dans l’air avec ces armes est très efficace: le levier qu’ils créent engage la musculature du centre et naturellement suscite la mobilisation du Dan Tian. Certains mouvements spécifiques, comme Lan-Na-Zha à la lance, sont plus efficaces que d’autres dans son développement.

La formation du Dan Tian à travers le travail à la lance

Lorsqu’il est correctement entraîné, le Dan Tian peut être intégré dans la plupart des mouvements (en position debout, à genoux ou même assis).
En conclusion
Vous l’aurez compris, tout n’est pas directement transposable dans l’Aunkai mais des similitudes existent. Cet article à le mérite de poser les bases traditionnelles chinoises du travail du centre, certains aspects étant venu assez naturellement chez moi avec le temps (le fait de relâcher et donc d’étendre la région du Dan Tien lors de frappes par exemple), il m’a semblé pertinent de vous en faire part.
A très bientôt
M.

Stage avec Miyakawa San les 21 et 22 Janvier

Bonjour à tous

Je vais avoir le plaisir de recevoir à nouveau le plus ancien élève d’Akuzawa sensei à savoir Miyakawa san. En plus d’être un pratiquant particulièrement avancé dans l’Aunkai, c’est un excellent pédagogue et avec la fin des formules type « MASTERCLASS » c’est probablement la manière la plus accessible pour aborder cette méthode.

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Le stage se déroulera du samedi 21/01 de 10h à 12h et de 14h à 17h puis le dimanche 22/01 de 09h à 12h et de 14h à 16h.

A noter qu’il passera au préalable donner un cours au Torii Dojo, 23 rue de la Sourdière à Paris (dans le premier arrondissement), le vendredi 20 janvier de 20h00 à 22h00 (infos sur FB/RS aunkai)

Le programme va s’inscrire dans la continuité du précédent:
1. Building a Bujutsu structure.
2. Move the structure with imaginary swords.
3. The mechanics of Kuzushi

Avec probablement un focus sur ce dernier point (ayant été traité de manière un peu rapide en septembre)

 

Préinscriptions obligatoires (terme de rigueur le 09/01) en communiquant vos noms, prénoms, date et lieu de naissance par mail: ungyo.dojo@gmail.com.

Plus d’infos par PM ou par l’adresse mail ci dessus

A bientôt

M.

Le Dojo

Ungyo est un des deux « Aun » les gardiens des temples bouddhistes au japon. Il se tient dressé, souvent armé d’une épée, la bouche fermée symbole de la puissance latente.

10253286b2Agyo (à gauche) et Ungyo (à droite)

Nous nous retrouvons deux samedi par mois à Vincennes pour 6 heures de stage. L’enseignement se réparti entre l’apprentissage des Tanren (les exercices solo) et la pratique des Kunren (les exercices à deux) surtout dans l’idée de vérifier le niveau de construction du corps.

Pour plus d’info: ungyodojo@gmail.com

Une vidéo d’introduction

https://www.youtube.com/watch?v=AtcNd4Zsyoo

Séminaire d’avril 2014: La vague

Comme toujours, je me suis laissé pas mal de temps pour « digérer » les enseignements de sensei c’est d’autant plus vrai que le contenu du dernier séminaire a été particulièrement riche. Je vous livre les quelques enseignements que j’ai pu en retirer.

Oshiokuri_Hato_Tsusen_no_ZuOshiokuri Hato Tsusen no Zu (bateaux cargo luttant contre les vagues)

Un estampe d’Hokusai (1805) précurseur de son oeuvre la plus connue: sous la vague au large de Kanagawa

L’intention

Une des principales difficultés des arts « internes » réside dans la nécessaire « déprogrammation » des schémas habituels de fonctionnement, je m’explique. Pendant X années de votre vie, quand vous vouliez donner un coup de poing et bien vous vouliez donner un coup de poing et le corps suivait plutôt de l’extérieur vers l’intérieur. En langage clair, ce sont les muscles à la périphérie du corps (pecs, épaules, dorsaux etc) qui génèrent la force et les muscles « à l’intérieur » qui contrebalancent le déséquilibre généré.
Dans les arts internes, c’est l’inverse, la force part du centre et est relayée jusqu’aux extrémités par la structure (le corps connecté), les muscles à la périphérie ne gérant que le « guidage terminal ». Il faut donc désapprendre à vouloir frapper/pousser/tirer etc pour se focaliser sur la conservation de la structure et de la génération de force par le centre.
En quoi les deux sont incompatibles ? Tout simplement parce qu’à partir du moment où vous avez l’intention de pousser, vous le faites vraiment et vous contractez une partie de votre corps qui se déconnecte ainsi du reste.
Une partie du travail en Aunkai réside donc dans une forme d’absence d’intention au profit d’un geste qui se veut le plus neutre possible et surtout qui fait abstraction de l’adversaire. Il faut chercher à traverser sans tenir compte de la résistance pour justement ne pas s’y opposer en force. Cette recherche quand elle aboutit génère une sensation assez particulière, celle de n’avoir rien fait de particulier or c’est exactement l’expression d’un corps connecté.
En résumé c’est quand vous avez l’impression de n’avoir rien fait et qu’il ne s’est rien passé qu’il s’est justement passé quelque chose. Toute la difficulté réside donc dans le fait d’y arriver sans réellement vouloir le faire parce c’est à partir du moment où vous cherchez à générer un effet que celui-ci vous échappe.
Pour y parvenir, le travail des sensations corporelles est fondamental, il faut porter son attention sur ce qui se passe à l’intérieur, le maintien de la structure, laisser couler et traverser l’adversaire comme si il n’existait pas. Sensei évoque régulièrement cet aspect que j’ai pendant longtemps mal compris, il ne faut pas que le coup de poing traverse l’adversaire mais que l’expression de la structure se porte au-delà d’un adversaire qui n’existe pas. C’est à ces conditions que l’intention se vide et que le corps reste connecté.

Le centre

Sans surprise sensei à mis l’accent sur le retrait du menton « en tiroir » pour ramener le poids de la tête à proximité de l’axe central et ainsi amener le poids du haut du corps vers le tandien.
Cet aspect me semble déterminant, plus la statique est contrainte, c’est-à-dire plus la posture est en déséquilibre, plus elle va mobiliser les muscles posturaux pour la compenser, générant ainsi des crispations qui rendent difficiles voire impossible la constitution d’un corps connecté. Parti de ce principe, il faut que le haut du corps repose sur le bas de la manière la plus relâchée possible. La sensation de mobilisation au niveau du Tandien est assez nette quand vous y parvenez.
Du point précédent découle un constat, une des directions fortes de l’Aunkai c’est bien le bas. Amener le poids du haut du corps vers l’arche et plus particulièrement le centre et ce quel que soit le type de contrainte (déplacement, antagonisme, percussion etc) revêt une importance déterminante, d’où la place centrale de Maho et TCJ dans la méthode de sensei.

 
La vague
Concept un peu obscur quand sensei a commencé à l’évoquer, il est en fait « relativement simple » une fois bien intégré (quand le corps est prêt, comme d’habitude). La difficulté pour les anciens a été de comprendre qu’une notion pourtant considérée comme clé dans la méthode de sensei n’était en fait que relative : l’arche.
Les années passées, sensei nous avait indiqué qu’il fallait conserver l’arche en toute circonstances, la chose me semblait claire, il fallait être le plus possible en équilibre, rien de surprenant. Du coup le principe de vague, qui est en fait une translation du centre de gravité, devenait impossible à faire parce que pour bouger le centre de gravité, il faut déplacer la projection du centre de gravité aux extrémités du polygone de sustentation et donc renoncer à l’arche. Lors du dernier séminaire, à force de questions, sensei a fini par nous lâcher que non, dans ce cas précis l’arche n’est pas un inconditionnel, on peut en faire abstraction.
Une fois ce point éclairci, le principe de vague devient accessible, il consiste à accélérer le centre pour utiliser la force ainsi générée à travers le corps connecté. En d’autres termes, le centre de gravité étant relié à l’ensemble du corps à travers la structure, le mouvement du centre va générer du mouvement à la périphérie du corps. L’image peut être celle d’une « wrecking ball » ou boule de démolition (ces engins qui ressemblent à une grue avec une grosse boule au bout d’un câble et qui servent à la destruction des édifices), sensei parle quand à lui  de boule de bowling.

miley_cyrus_wrecking_ballUne « wrecking ball » (la présence de la demoiselle en tenue légère est sans rapport avec mon propos ^^)

Des exercices existent pour travailler cette sensation, pour ma part je pratique régulièrement différents tanren, la vague, la marche en vague, le tanren à la lance « amplifié », les coups de poings aux élastiques (probablement un des exercices les plus intéressant) et surtout le tsuburi proche de STJK.

Le travail de la vague à deux (notez l’air du type qui essaye de comprendre mais qui ne comprend rien ^^)

Tsuburi proche de STJK (attention au port de tête, dans mon cas, le regard est trop bas)

 

Et comme toujours, l’Aunkai c’est aussi une belle aventure humaine, un joli témoignage dans la vidéo ci dessous

J’en profite pour vous annoncer que mon prochain stage est en cours de préparation, le 19 ou le 26 juillet (date encore à déterminer)

A bientôt

Manu

Stage le Samedi 14 juin

Bonjour à tous

 

Après quelques tâtonnements, je fais évoluer plus tôt que prévu mon enseignement, je m’explique.

 

Jusqu’à présent mon objectif était d’enseigner à des pratiquants comment pratiquer seuls, la méthode de sensei n’étant pas forcément très accessible. Avec l’accès a des horaires plus larges, je vais à présent commencer à faire pratiquer, en particulier avec partenaire, étape déterminante pour passer du tanren au geste martial.

J’estime que la limite de la pratique des tanren solo se situe aux alentours de trois ans, passé ce délai il faut commencer à pratiquer à deux sous peine d’avoir des difficultés à « transformer les transformations du corps en un geste ». C’est d’ailleurs ma grande préoccupation, l’absence de partenaire commence à me faire défaut, même en compensant par une pratique de tanren très « intégratifs ».

Une vidéo du dernier séminaire de sensei en hongrie montrant des tanren (exercices solo) et des kunren (exercices à deux)

Je vais donc avoir le plaisir d’animer une formule mensuelle de 6 heures au Dojo du Fort Neuf de Vincennes, mon lieu de travail. La première séance se déroule le samedi 14 juin 2014 de 09h30 à 12h30 et de 14h30 à 17h30. Le thème sera axé sur STJK et le principe d’utilisation de l’axe central. Je vais faire en sorte de trouver une adresse sympa et abordable pour le repas du midi.

Infos pratiques:

Lieu: Dojo du fort neuf de vincennes, cours des maréchaux, 94300 Vincennes

Accès: Bus 254, 112, 114, 115, 118, 210, 318, 325  (arrêt : Château de Vincennes), RER A station « Vincennes », Ligne 1 terminus « Château de Vincennes »

Plan d’accès:

https://www.google.fr/maps/place/Fort+de+Vincennes/@48.8446224,2.4409942,17z/data=!4m2!3m1!1s0x47e672ba8f07a0ff:0xf4027f79035790ab

Point particulier: Le dojo étant dans une enceinte militaire, je dois connaître à l’avance le nom des personnes participant au stage (toute personne ayant participé a au moins un de mes stages précédents est déjà prévue, si vous avez un doute envoyez moi un courrier à frereemmanuel@gmail.com ).  Me communiquer votre nom n’engage à rien et si vous ne pouvez pas venir cette fois, vous serez tranquille pour la prochaine !!

!!!!!Le jour même vous devez vous présenter avec une pièce d’identité !!!!! (sous peine de vous voir refuser l’accès au site).

N’hésitez pas à me poser vos questions via les commentaires ou par mail.

 

A bientôt

 

Manu