Guanyuan se transforme

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Après quelques années de bons et loyaux services, « Guanyuan » s’arrête ou plutôt il évolue. Je continue l’aventure sur la page facebook de l’Ungyo Dojo disponible à cette adresse: https://www.facebook.com/ungyodojo

A très bientôt

Manu

Séminaire d’avril 2014: La vague

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Comme toujours, je me suis laissé pas mal de temps pour « digérer » les enseignements de sensei c’est d’autant plus vrai que le contenu du dernier séminaire a été particulièrement riche. Je vous livre les quelques enseignements que j’ai pu en retirer.

Oshiokuri_Hato_Tsusen_no_ZuOshiokuri Hato Tsusen no Zu (bateaux cargo luttant contre les vagues)

Un estampe d’Hokusai (1805) précurseur de son oeuvre la plus connue: sous la vague au large de Kanagawa

L’intention

Une des principales difficultés des arts « internes » réside dans la nécessaire « déprogrammation » des schémas habituels de fonctionnement, je m’explique. Pendant X années de votre vie, quand vous vouliez donner un coup de poing et bien vous vouliez donner un coup de poing et le corps suivait plutôt de l’extérieur vers l’intérieur. En langage clair, ce sont les muscles à la périphérie du corps (pecs, épaules, dorsaux etc) qui génèrent la force et les muscles « à l’intérieur » qui contrebalancent le déséquilibre généré.
Dans les arts internes, c’est l’inverse, la force part du centre et est relayée jusqu’aux extrémités par la structure (le corps connecté), les muscles à la périphérie ne gérant que le « guidage terminal ». Il faut donc désapprendre à vouloir frapper/pousser/tirer etc pour se focaliser sur la conservation de la structure et de la génération de force par le centre.
En quoi les deux sont incompatibles ? Tout simplement parce qu’à partir du moment où vous avez l’intention de pousser, vous le faites vraiment et vous contractez une partie de votre corps qui se déconnecte ainsi du reste.
Une partie du travail en Aunkai réside donc dans une forme d’absence d’intention au profit d’un geste qui se veut le plus neutre possible et surtout qui fait abstraction de l’adversaire. Il faut chercher à traverser sans tenir compte de la résistance pour justement ne pas s’y opposer en force. Cette recherche quand elle aboutit génère une sensation assez particulière, celle de n’avoir rien fait de particulier or c’est exactement l’expression d’un corps connecté.
En résumé c’est quand vous avez l’impression de n’avoir rien fait et qu’il ne s’est rien passé qu’il s’est justement passé quelque chose. Toute la difficulté réside donc dans le fait d’y arriver sans réellement vouloir le faire parce c’est à partir du moment où vous cherchez à générer un effet que celui-ci vous échappe.
Pour y parvenir, le travail des sensations corporelles est fondamental, il faut porter son attention sur ce qui se passe à l’intérieur, le maintien de la structure, laisser couler et traverser l’adversaire comme si il n’existait pas. Sensei évoque régulièrement cet aspect que j’ai pendant longtemps mal compris, il ne faut pas que le coup de poing traverse l’adversaire mais que l’expression de la structure se porte au-delà d’un adversaire qui n’existe pas. C’est à ces conditions que l’intention se vide et que le corps reste connecté.

Le centre

Sans surprise sensei à mis l’accent sur le retrait du menton « en tiroir » pour ramener le poids de la tête à proximité de l’axe central et ainsi amener le poids du haut du corps vers le tandien.
Cet aspect me semble déterminant, plus la statique est contrainte, c’est-à-dire plus la posture est en déséquilibre, plus elle va mobiliser les muscles posturaux pour la compenser, générant ainsi des crispations qui rendent difficiles voire impossible la constitution d’un corps connecté. Parti de ce principe, il faut que le haut du corps repose sur le bas de la manière la plus relâchée possible. La sensation de mobilisation au niveau du Tandien est assez nette quand vous y parvenez.
Du point précédent découle un constat, une des directions fortes de l’Aunkai c’est bien le bas. Amener le poids du haut du corps vers l’arche et plus particulièrement le centre et ce quel que soit le type de contrainte (déplacement, antagonisme, percussion etc) revêt une importance déterminante, d’où la place centrale de Maho et TCJ dans la méthode de sensei.

 
La vague
Concept un peu obscur quand sensei a commencé à l’évoquer, il est en fait « relativement simple » une fois bien intégré (quand le corps est prêt, comme d’habitude). La difficulté pour les anciens a été de comprendre qu’une notion pourtant considérée comme clé dans la méthode de sensei n’était en fait que relative : l’arche.
Les années passées, sensei nous avait indiqué qu’il fallait conserver l’arche en toute circonstances, la chose me semblait claire, il fallait être le plus possible en équilibre, rien de surprenant. Du coup le principe de vague, qui est en fait une translation du centre de gravité, devenait impossible à faire parce que pour bouger le centre de gravité, il faut déplacer la projection du centre de gravité aux extrémités du polygone de sustentation et donc renoncer à l’arche. Lors du dernier séminaire, à force de questions, sensei a fini par nous lâcher que non, dans ce cas précis l’arche n’est pas un inconditionnel, on peut en faire abstraction.
Une fois ce point éclairci, le principe de vague devient accessible, il consiste à accélérer le centre pour utiliser la force ainsi générée à travers le corps connecté. En d’autres termes, le centre de gravité étant relié à l’ensemble du corps à travers la structure, le mouvement du centre va générer du mouvement à la périphérie du corps. L’image peut être celle d’une « wrecking ball » ou boule de démolition (ces engins qui ressemblent à une grue avec une grosse boule au bout d’un câble et qui servent à la destruction des édifices), sensei parle quand à lui  de boule de bowling.

miley_cyrus_wrecking_ballUne « wrecking ball » (la présence de la demoiselle en tenue légère est sans rapport avec mon propos ^^)

Des exercices existent pour travailler cette sensation, pour ma part je pratique régulièrement différents tanren, la vague, la marche en vague, le tanren à la lance « amplifié », les coups de poings aux élastiques (probablement un des exercices les plus intéressant) et surtout le tsuburi proche de STJK.

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Le travail de la vague à deux (notez l’air du type qui essaye de comprendre mais qui ne comprend rien ^^)

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Tsuburi proche de STJK (attention au port de tête, dans mon cas, le regard est trop bas)

 

Et comme toujours, l’Aunkai c’est aussi une belle aventure humaine, un joli témoignage dans la vidéo ci dessous

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J’en profite pour vous annoncer que mon prochain stage est en cours de préparation, le 19 ou le 26 juillet (date encore à déterminer)

A bientôt

Manu

Stage le Samedi 14 juin

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Bonjour à tous

 

Après quelques tâtonnements, je fais évoluer plus tôt que prévu mon enseignement, je m’explique.

 

Jusqu’à présent mon objectif était d’enseigner à des pratiquants comment pratiquer seuls, la méthode de sensei n’étant pas forcément très accessible. Avec l’accès a des horaires plus larges, je vais à présent commencer à faire pratiquer, en particulier avec partenaire, étape déterminante pour passer du tanren au geste martial.

J’estime que la limite de la pratique des tanren solo se situe aux alentours de trois ans, passé ce délai il faut commencer à pratiquer à deux sous peine d’avoir des difficultés à « transformer les transformations du corps en un geste ». C’est d’ailleurs ma grande préoccupation, l’absence de partenaire commence à me faire défaut, même en compensant par une pratique de tanren très « intégratifs ».

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Une vidéo du dernier séminaire de sensei en hongrie montrant des tanren (exercices solo) et des kunren (exercices à deux)

Je vais donc avoir le plaisir d’animer une formule mensuelle de 6 heures au Dojo du Fort Neuf de Vincennes, mon lieu de travail. La première séance se déroule le samedi 14 juin 2014 de 09h30 à 12h30 et de 14h30 à 17h30. Le thème sera axé sur STJK et le principe d’utilisation de l’axe central. Je vais faire en sorte de trouver une adresse sympa et abordable pour le repas du midi.

Infos pratiques:

Lieu: Dojo du fort neuf de vincennes, cours des maréchaux, 94300 Vincennes

Accès: Bus 254, 112, 114, 115, 118, 210, 318, 325  (arrêt : Château de Vincennes), RER A station « Vincennes », Ligne 1 terminus « Château de Vincennes »

Plan d’accès:

https://www.google.fr/maps/place/Fort+de+Vincennes/@48.8446224,2.4409942,17z/data=!4m2!3m1!1s0x47e672ba8f07a0ff:0xf4027f79035790ab

Point particulier: Le dojo étant dans une enceinte militaire, je dois connaître à l’avance le nom des personnes participant au stage (toute personne ayant participé a au moins un de mes stages précédents est déjà prévue, si vous avez un doute envoyez moi un courrier à frereemmanuel@gmail.com ).  Me communiquer votre nom n’engage à rien et si vous ne pouvez pas venir cette fois, vous serez tranquille pour la prochaine !!

!!!!!Le jour même vous devez vous présenter avec une pièce d’identité !!!!! (sous peine de vous voir refuser l’accès au site).

N’hésitez pas à me poser vos questions via les commentaires ou par mail.

 

A bientôt

 

Manu

Stage le 08 février

Manu aka KFM Post in Aunkai
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Je vous propose de nous retrouver le samedi 08 février de 14h à 18h pour un programme ambitieux: le travail au bâton.

 

Affiche 08-02

Selon le nombre de bâton disponible (je viendrai avec au moins deux Bo et j’adapterai le travail selon le nombre de pratiquants) j’aborderai le travail à deux et éventuellement le tanren solo, particulièrement riche et important puisque c’est selon sensei le seul exercice permettant de continuer à progresser en l’absence de partenaire.

A la différence du tsuburi, l’enjeu du travail au bâton ne réside pas dans son poids mais… dans le bâton lui même, je vous en dirai plus samedi !!

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Un exemple de Kunren au bâton

Stage de Janvier

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Bonjour à tous

Les vacances étant ce qu’elles sont, le créneau de mon prochain stage tombe un peu « à l’arrache ». Il aura lieu samedi 11 janvier de 13h à 17h au gymnase T. Gauthier, rue de longchamp à Neuilly sur seine (métro ligne 1, arrêt « Pont de Neuilly », sortie rue de Madrid par les escaliers)

Affiche 01 2014 PARIS copie

Au programme, les tanren de base pour faire le tour des pratiquants et les orienter correctement, puis l’étude du « moulin à vent » et une introduction au travail au baton.

 

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Sensei dans une vidéo un peu ancienne, promis, nous ne le travaillerons pas aussi bas !!

Cordialement

Manu aka KFM

L’effet Furibo

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J’essaye, par période de 6 mois, d’explorer de nouvelles pistes dans mon entrainement quotidien. Si certaines se sont avérées peu concluantes (le gainage notamment) d’autres se sont révélées particulièrement intéressantes. Je vous livre l’une d’entre elle : le travail au furibo.

furibo

Un exemple de furibo « maison »

Le furibo est une merveille de la technologie japonaise : fiable (un furibo dure une vie), polyvalent (il peut servir à terroriser vos voisins), esthétique (il fera le meilleur effet dans votre bureau), c’est surtout un moyen redoutablement efficace de travailler le corps.

D’où m’est venue l’idée de me procurer cet objet et de travailler avec ?

Le premier déclic remonte un peu, je m’étais beaucoup entrainé au fameux tanren à la lance (la première version celle où l’on s’incline légèrement vers l’avant et qui travaille d’autres paramètres) et je sollicitais régulièrement sensei pour qu’il me montre d’autres exercices. De guerre lasse, il a fini par me monter un tanren ressemblant à STJK en me précisant « celui-là c’est un tanren au sabre ». N’ayant strictement rien compris de la différence entre ce tanren et STJK, je l’avais laissé dans un coin de ma tête après avoir tenté sans succès de le travailler.

Le second déclic s’est opéré suite au visionnage de cette vidéo.

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Je ne vous cache pas que j’ai blêmi à la vue du monstre que ce sensei utilise, surtout qu’à l’époque je m’étais justement procuré un tsuburi (sorte de Bokken lourd d’un kilo et demi) qui est justement utilisé au début de la vidéo. Je me suis donc procuré son DVD (qui n’apporte rien de plus que la vidéo, pas la peine de l’acheter !!) et j’ai bien observé son travail et surtout son hypothèse sous-jacente : travailler lourd permet de sentir le travail du corps.

Je me suis donc procuré un « petit furibo » de 3 kilos (qui est effectivement un des plus petit modèle, les plus lourds vont jusqu’à 16 kilos !!) et commencé à pratiquer essentiellement deux exercices.

 furibo

Exemples de furibo, de gauche à droite, 16kg, 1,6kg et le modèle que j’ai retenu: 3kg

Dans ce premier exercice, le but est de relâcher le haut du corps et de ramener la tension suscité par le furibo vers le tandien. C’est particulièrement efficace pour contrôler son niveau de relâchement des épaules et surtout sa capacité à relâcher le haut du corps vers le torse puis de s’enfoncer dans les Kuas.

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Le deuxième est encore plus intéressant, je l’ai baptisé le « mojo generator » c’est en effet l’exercice qui m’a permis de comprendre comment générer la force à partir du tandien, sensei l’a d’ailleurs validé lors du dernier séminaire en me disant « oui celui-là c’est bien ».

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L’idée de cet exercice est similaire au premier, sauf que vous êtes obligé pour bouger de travailler en ouverture-fermeture du corps à partir du centre. Bien pratiqué, il permet de sentir une espèce de roulement/vague/transfert entre les deux kuas (le Mojo :p) qui est la même sensation que celle utilisée pour percuter.

C’est aussi un travail intéressant pour laisser tomber le haut du corps dans les Kuas, permettant ensuite d’effectuer ce genre de redirection de force

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En conclusion l’idée centrale de ce type de travail est que de travailler lourd on devient capable de sentir la différence entre relâchement et connexion, ce qui n’a rien d’évident au départ. Avec plusieurs kilos au bout des bras, si vos connexions ne sont pas en place, le muscle se contracte d’autant plus fort que le poids est conséquent vous donnant ainsi un signal très clair que quelque chose n’est pas en place.

Néanmoins je pense que l’idée n’est pas de faire la course au furibo le plus lourd possible, simplement de trouver l’équilibre entre le poids et les sensations, pour ma part à 80 kilos de poids de corps, le 3kg me convient très bien.

Si vous souhaitez vous lancer dans ce type de pratiques, je vous invite à la prudence, j’ai pratiqué plus de 6 mois au tsuburi (1,5kg) avant d’attaquer plus lourd, je ne me suis jamais blessé mais j’ai eu parfois quelques douleurs après une séance mal maitrisée.

 

A bientôt

 

Manu

Retour sur le stage de Leers

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J’ai eu le plaisir d’animer un stage de 6 heures au Karaté Taijitsu club de Leers près de la frontière belge (http://tai-jitsu.weebly.com/1/post/2013/12/stage-aunkai-emmanuel-frere.html), j’ai reçu le meilleur accueil possible et travaillé avec des pratiquants passionnés, un grand merci à eux.

Quelques photos des moments passés ensemble:

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Deux photos de la partie « push out » du séminaire, un exercice pas si facile

 

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Ten chi jin, un exercice qui nécessite une prise de conscience fine de la position du bassin

Sur le plan pédagogique je me suis risqué, avec succès je pense, à faire le lien entre le tanren (Maho en l’occurence) et un geste martial qui peut en découler (le coup de poing). Donner du sens à la pratique me semble un enjeu pour les débutants afin de maintenir une motivation parfois éprouvée par l’austérité de la méthode !!

A très bientôt

Manu

 

Aunkai Masterclass automne 2013: Le tournant

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Quelques semaines après le passage de sensei, je prends enfin  le temps de mettre à plat ce que je pense avoir compris de sa méthode. Si j’ai attendu si longtemps c’est qu’il m’a semblé important de « remâcher » son enseignement de façon à valider les pistes que je crois avoir saisi.

8579957062_578ebf143b_bEstampe d’Hiroshige extraite des « 53 stations du Tokaido » (Tōkaidō Gojūsan-tsugi)

 

J’ai suivi sensei sur toute la durée de son séjour en Europe, soit 60 heures. Le premier constat que je partage avec vous c’est que chaque moment est précieux, sensei ne voit pas tout le temps, tout nos défauts et il faut parfois un concours de circonstances pour qu’il réalise nos travers et les corrige. Je profite de ce constat pour vous exposer le premier enseignement de ces séminaires.

Etirer oui, contracter non…

Premier jour du stage en Hongrie, sensei nous montre Maho. Maho, c’est mon pain quotidien depuis 5 ans, je le pratique chaque jour entre 10 et 15 min, inutile de vous dire que je me croyais ultra au point sur cet exercice….. et bien non.

Dans cette vidéo j’illustre le piège dans lequel je suis tombé pendant 5 ans, l’hyper extension de la colonne vertébrale, ca n’a pas l’air de grand-chose mais ce simple détail impacte énormément votre forme de corps.

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Exécution successive de Maho, en hyper extension, puis de manière plus relâchée

Pour résumer, lorsque vous forcez trop sur l’étirement de la tête et du bassin, vous générez une tension au niveau du sternum et des lombaires, cette tension, même légère vous empêche de « laisser tomber » le haut du corps sur les hanches et nuit grandement à la connexion haut-bas.

Ce paramètre ne doit pas être confondu avec le « retrait en tiroir » de la tête qui lui est particulièrement accentué. L’image est « d’ouvrir les vertèbres cervicales », quasiment au maximum de ce que votre anatomie vous permet.

En résumé, l’image du fil qui vous tire depuis le sommet de la tête alors que le bassin tombe naturellement reste d’actualité mais doit se faire sans que des tensions parasites n’apparaissent.

La fin de l’orthogonalité ?

Encore une subtile modification, dans Maho, j’essaye de conserver l’orthogonalité du dos par rapport au sol, sensei m’a corrigé en accentuant la fermeture des plis inguinaux bien au-delà de ce qu’il me corrigeait d’habitude. La sensation est radicalement différente, dans le premier cas, vous avez l’impression de flotter sur le bassin dans le deuxième, l’impression de force, d’assise et de stabilité est bien meilleure. Le test est sans appel alors que je suis clairement en déséquilibre contrôlé, je reste capable de résister à une poussée (chose qu’il m’était impossible à réaliser avant).

desequilibre final

Maho « ancienne version » , le port de tête est à revoir et « l’assise » dans le besoin doit être accentuée

Dans Maho, il faut accentuer le recul « en tiroir » de la tête, conserver la sensation d’étirement dans la colonne vertébrale sans générer de tension et s’enfoncer dans les plis inguinaux (sensation d’être assis). Plus globalement, il faut faire le vide (éliminer les tensions parasites) pour pouvoir ensuite générer la force à partir du centre.

Générer la force à partir du centre

Si ce séminaire représente une étape marquante dans ma progression c’est qu’il m’a permis d’entrevoir les perspectives plus lointaines de la formation du corps.

L’idée de l’Aunkai est de ramener les tensions de la périphérie vers le centre. C’est la base, elle nécessite d’effacer les moindres tensions qui pourraient nuire à la transmission vers le tandien. A partir de là, il devient possible de générer la force « à partir du vide », l’absence de tension en particulier dans le haut du corps permet de se servir efficacement du tandien pour générer de la force.

Le meilleur exercice pour « attraper » cette sensation est le tanren à la lance que Manabu San démontre ci-dessous. Quelques points clés sont néanmoins à respecter.

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Tanren à la lance par Manabu San, c’est là aussi une « ancienne version » qu’il faut adapter selon le travail recherché

Ne pas trop s’écarter de la ligne centrale

Le premier est de ne pas ouvrir l’angle du pied arrière au-delà de 45°, à partir du moment où vous ouvrez plus vous perdez les connections et vous avez tendance à utiliser la mécanique classique « fermeture de la hanche et propulsion » avec en prime une nette mobilisation de l’épaule.

 

Conserver l’arche et s’enfoncer dans le centre

Le deuxième point clé de cet exercice est de conserver l’arche. C’est particulièrement net quand vous cherchez à percuter, je prends pour exemple mon passage auprès D’Adaniya Sensei (8ème Dan de Shorin ryu) lors d’un stage de développement de la force interne. Au terme de son stage, il nous a proposé de mettre en application ses principes sur un exercice de percussion, incapable d’y arriver, j’ai tenté avec succès d’utiliser ceux de l’Aunkai. Ayant attiré l’attention de certains des participants, l’un d’entre eux m’a fort justement corrigé, mon erreur était la suivante.

L’exercice ci-dessus nécessite de s’enfoncer dans les plis inguinaux tout en restant ouvert, en particulier le pli de la jambe arrière au début du mouvement. A partir de là, si le corps est prêt, le « Mojo » s’actionne et vous arrivez à générer la force à partir du centre (en l’occurrence la zone entre les deux Kua). Le piège est de s’enfoncer seulement du côté de la jambe arrière alors qu’il faut impérativement s’enfoncer en conservant l’arche, donc sans aucun transfert de poids. C’était malheureusement mon erreur, en cherchant à m’enfoncer et à « ouvrir » du côté de la jambe arrière, je transférais mon poids sans m’en rendre compte, de fait je perdais l’arche et avec elle une partie considérable de la puissance à l’impact. Le point clé est donc de maintenir la projection du centre de gravité au milieu du polygone de sustentation (en d’autres mots de rester en parfait équilibre).

polygone de sustentation

C’est probablement un des constats clairs de ce séminaire, il faut maintenir l’arche en permanence et donc proscrire les transferts de poids. L’autre constat est de chercher en permanence à s’enfoncer, s’assoir dans les hanches de la manière la plus relâchée possible (c’est le secret d’age-te d’ailleurs)

En conclusion, se séminaire m’a éclairé sur l’importance de la redirection des forces et du poids de corps vers le bas, condition sine qua non à la pratique de l’Aunkai. Des exercices comme Age-te et plus globalement tout ce qui tourne autour de la génération de forces (les percussions donc) sont intrinsèquement dépendantes de cette aptitude. En fait, sensei nous en parle depuis longtemps, j’imagine que mon corps n’était pas prêt pour le comprendre.

 

A très bientôt

 

Manu

Stage de décembre

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J’aurai le plaisir d’animer mon dernier stage de l’année le samedi 07 décembre (une date avancée pour des raisons de disponibilité de salle), j’y aborderai la pratique de STJK et un retour sur les tanren de base.

! Attention aux horaires: de 13h à 17h !

Le lieu: Gymnase T. GAUTHIER, rue de Longchamp à Neuilly sur seine, métro 1 arrêt « Pont de Neuilly »

Affiche 07-12 copie

Stage mensuel le samedi 16 novembre au FTC

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Après deux weekends en compagnie de sensei (Budapest et Marseille) déjà les pistes de travaillent foisonnent, relâchement, génération de force interne, applications sous contrainte etc je me propose d’en restituer une partie lors du stage du mois de novembre qui aura lieu le 16 à l’endroit habituel: le Fight tiger club

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Je compte poursuivre ma progression pédagogique en reprenant les bases (maho, TCJ et surtout shiko) et en commençant à approcher STJK aka « le moulin à vent »

A bientôt

Manu